Appel à Projets Exceptionnel 2019 : « Le cerveau agressé par son environnement »

Cet appel à projets vise à étudier comment l’environnement au sens large (interactions sociales, activités sportives, alimentation, stress, substances chimiques, sommeil) peut impacter le cerveau, sa santé, son fonctionnement et induire la survenue de maladies du cerveau.

 

Un sujet d’intérêt grandissant pour la recherche

Le cerveau est une interface majeure entre l’organisme et son environnement. Il intègre les informations qui en sont issues et il possède de nombreuses fonctions permettant d’agir dessus. Les deux aspects sont vitaux. Tout comme les autres organes du corps humain, le cerveau est sous l’influence de son environnement. Le cerveau est certes protégé par certains éléments telle que la boite crânienne, il n’est pas pour autant totalement isolé. Ses mécanismes de défense sont parfois dépassés, conduisant à des situations pathologiques. Ainsi, le rôle des facteurs environnementaux dans la genèse, le déclenchement ou l’aggravation du cours évolutif de nombreuses maladies neurologiques et psychiatriques est un sujet d’intérêt grandissant pour la recherche sur les maladies du cerveau. Il est primordial de mieux connaitre l’effet de ces facteurs sur le cerveau.

 

Le cerveau agressé : par qui, par quoi ?

Les agressions de l’environnement peuvent être de nature très diverse :

  • Les interactions sociales et affectives jouent un rôle très important au cours du développement cérébral et tout au long de la vie. Ainsi, on connaît le rôle parfois pathogène de traumatismes rencontrés au cours de l’enfance et de l’adolescence, de stress professionnels, sociaux ou affectifs (pertes de proches, isolement, conditions difficiles d’origines multiples…). Des perturbations au niveau des relations sociales peuvent avoir des effets néfastes sur le fonctionnement du cerveau.

 

  • Les substances chimiques peuvent également atteindre le cerveau et avoir un effet sur sa santé. Il peut s’agir de différents types de polluants mais aussi de substances consommées pour des raisons médicales, les médicaments, ou dans un but « récréatif », les différents types de drogues, licites ou illicites, addictives ou non. A ce jour, il est prouvé scientifiquement que la consommation de certaines substances telles que l’alcool peut induire des modifications du fonctionnement des neurones ainsi que des modifications de certaines structures cérébrales. En conséquence, cela peut entraîner une détérioration des fonctions cognitives comme la mémoire. De plus, on sait qu’il existe des périodes particulièrement critiques concernant les effets délétères. C’est le cas de l’adolescence. De même concernant la consommation de drogues, les travaux scientifiques montrent que ces substances entraînent une altération du fonctionnement du cerveau qui se manifeste entre autres par des perturbations du comportement et peut même aller jusqu’à favoriser le déclenchement de troubles psychoses.

 

  • Le mode de vie a une influence non négligeable sur la santé du cerveau. Au sein de ce groupe se trouvent :
    • L’alimentation : plusieurs travaux exposent un impact de la nutrition sur l’état de santé du cerveau. Un certain nombre de nutriments que l’on trouve dans nos aliments sont nécessaires au fonctionnement optimal de notre cerveau et les carences peuvent s’avérer délétères. Parmi les nutriments étudiés, on peut citer les oméga 3 et les vitamines qui peuvent avoir un effet protecteur sur le cerveau. A contrario, le sucre peut avoir des effets néfastes sur le cerveau.
    • La sédentarité : des travaux de recherche ont démontré que la pratique de sport a de nombreux effets positifs sur le cerveau. Elle permet une amélioration des capacités cognitives telles que la mémoire et elle pourrait même protéger de certaines pathologies du cerveau dont les maladies neurodégénératives et la dépression. L’absence d’activité physique pourrait avoir un effet néfaste.
    • La qualité du sommeil : le sommeil joue sur le fonctionnement et les capacités du cerveau dont la mémorisation et l’humeur. Le sommeil est une fonction vitale. C’est un état du cerveau très important pour les fonctions cognitives, et notamment pour la mise en mémoire. Il est aussi essentiel pour la récupération. Des troubles psychiatriques ainsi que des maladies neurologiques peuvent être associés à des troubles du sommeil.

 

  • Le stress : Il est nécessaire à l’adaptation de l’organisme. En réponse à un stress, l’organisme sécrète des hormones qui modifient le comportement cognitif et émotionnel pour s’adapter à la situation. Si le stress est un moteur, de nombreuses études ont montré que des dysfonctionnements de ce système ou des expositions trop prolongées sont associés à des désordres psychiatriques dont l’anxiété, la dépression et l’addiction. Le stress social, pris dans son ensemble, est un facteur important de vulnérabilité psychiatrique.

 

Connaitre les facteurs de risque afin de protéger le cerveau

Cet axe de recherche concernant l’impact de l’environnement est particulièrement important, car pour pouvoir espérer contrer les pathologies, il est nécessaire de comprendre les causes et les facteurs qui peuvent intervenir dans leur survenue. Une fois les causes connues, il sera possible d’agir sur celles-ci, de les moduler et ainsi espérer améliorer les symptômes voire un jour guérir les patients.

 


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En 2018, l’appel à Projets avait pour thème « La réparation du cerveau et/ou la moelle épinière ».

Parmi les 8 projets financés, l’équipe de Bobbi Fleiss cherche à étudier l’utilisation des cellules souches pour réparer les lésions dues à une naissance prématurée.

Voir ce projet

Voir tous les projets financés en 2018 sur cette thématique

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