La recherche fondamentale

La FRC finance les trois types de recherche : la recherche fondamentale, la recherche translationnelle et la recherche clinique. Le présent dossier a pour objectif d’éclairer ce qu’ est la recherche fondamentale.

 

Qu’est-ce que la recherche fondamentale ?

La recherche fondamentale en neurosciences occupe une place essentielle dans la connaissance et la compréhension du cerveau humain. Elle vise à explorer les mécanismes sous-jacents du développement cérébral, de la cognition, du comportement, des maladies neurologiques, psychiatriques et autres fonctions impliquant le cerveau. Ce type de recherche n’a pas nécessairement d’applications immédiates ni de finalité économique déterminée.

La recherche fondamentale en neurosciences s’intéresse autant au cerveau en bonne santé qu’au cerveau malade. Par exemple, elle englobe des projets de recherche comme celui du Dr Matthieu Letellier s’intéressant au rôle des protéines dans le choix de connexions nerveuses à conserver lors du développement du cerveau, en conditions normales et d’autres comme celui du Dr Pascal Fossat s’intéressant aux mécanismes sous-tendant la douleur dans la maladie de Parkinson, tous deux financés par la FRC. Les travaux qui en sont issus permettent d’élargir les connaissances et ouvrir sur de nouvelles perspectives thérapeutiques.

 

Comment les chercheurs aboutissent-ils à des résultats ?

La recherche fondamentale en neurosciences relève de travaux expérimentaux mais aussi de travaux théoriques et computationnels.

Les chercheurs commencent par prendre en compte les données disponibles dans la littérature, à savoir les publications scientifiques, pour aboutir à une ou plusieurs questions scientifiques et émettre des hypothèses. Pour les tester, ils mettent en place des expériences et de leurs observations émergent des résultats permettant d’alimenter les connaissances disponibles.

A noter que les résultats sont imprévisibles, ils peuvent confirmer ou infirmer une hypothèse aussi bien qu’aboutir à de conclusions nouvelles et innovantes.

 

A quoi servent les connaissances acquises ?

Mutualisation des connaissances :

Lorsque les conclusions obtenues par les chercheurs leur semblent pertinentes et sont validées par leurs pairs, elles sont publiées dans des revues scientifiques et partagés à l’échelle nationale et internationale. La littérature permettra de servir de base à l’élaboration d’hypothèses et à la production de résultats par d’autres chercheurs. En plus des revues scientifiques, les résultats peuvent être également communiquées lors de congrès, conférences, présentation de posters scientifiques entre autres. Les résultats obtenus par la recherche fondamentale contribuent à la mise à jour de l’état actuel des connaissances dans le domaine.

Aspect transversale des connaissances :

Les nouvelles connaissances acquises par la recherche fondamentale peuvent être utilisées de manière transversale. En effet, certains neurotransmetteurs, régions et structures cérébrales entre autres ont plusieurs fonctions. Par exemple, la dopamine est associée au système de récompense et donc au plaisir mais est également cruciale dans le contrôle moteur. De la même manière, plusieurs maladies neurologiques et psychiatriques partagent de nombreux points communs. Les connaissances acquises en recherche peuvent donc être exploitées sous plusieurs angles.

Innovation et application :

Bien que la recherche fondamentale en neurosciences puisse sembler éloignée des applications pratiques, elle crée un socle de connaissances essentielles pour le développement de futures applications. La frontière entre la recherche fondamentale et les applications est poreuse.

Par exemple, l’optogénétique est une technique permettant d’activer ou inhiber des neurones génétiquement modifiés, grâce à l’introduction d’un gène qui code pour une protéine photosensible.  Cette technique a vu le jour par la découverte et la caractérisation des protéines photosensibles grâce à la recherche fondamentale.

 

Les technologies de pointe indispensables à la recherche fondamentale

La recherche fondamentale en neurosciences bénéficie de l’avancement des techniques de pointe, telles que l’imagerie cérébrale, l’optogénétique, la microscopie supra-résolutive entre autres. Ces équipements permettent aux scientifiques d’étudier le cerveau de manière toujours plus précise. Les techniques de pointe sont indispensables à la recherche fondamentale puisque c’est grâce à elles que de nouvelles découvertes peuvent émergées.

“Les progrès de la science dépendent des nouvelles techniques, des nouvelles découvertes et des nouvelles idées, probablement dans cet ordre-là » – Sydney Brenner, prix Nobel de médecine 2002

 

Où se déroule la recherche fondamentale ?

Les chercheurs faisant de la recherche fondamentale travaillent principalement au sein d’instituts, d’universités, de centres hospitaliers universitaires, d’organismes de recherche dont les deux plus connus sont le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) et de fondations privées comme l’Institut Pasteur ou l’Institut Curie.

 

Les défis en recherche fondamentale

La recherche fondamentale en neurosciences est semée de défis. La complexité du cerveau humain, les limites technologiques et la nécessité de financements entre autres sont autant d’obstacles à surmonter.

Par ailleurs, il peut être difficile de percevoir les avancées en neurosciences car elles sont pour la plupart basées sur des découvertes incrémentielles qui permettent une meilleure compréhension globale du cerveau.  

 

La recherche fondamentale essentielle

La recherche fondamentale en neurosciences joue un rôle essentiel pour mieux comprendre cette boite noire mystérieuse qu’est le cerveau humain. Chaque pas en avant contribue à un avenir où nous comprendrons mieux le fonctionnement de notre cerveau, afin de pouvoir espérer guérir les personnes atteintes de maladies neurologiques et psychiatriques.

 

Ressources :

  • INSERM, La recherche fondamentale
  • CNRS Le journal, “L’optogénétique, quand la lumière prend les commandes du cerveau”
  • Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, “Où se fait la recherche ?”

 

Rédaction : Martine Rampanana, Chargée des actions scientifiques à la FRC

 

Photographies : INSERM / Pexels

Soutenir la recherche sur le cerveau :

Comprendre le cerveau humain demande un soutien financier important pour l’acquisition d’équipements de pointe, la réalisation d’expériences, le recrutement de ressources humaines qualifiées pour réaliser les projets…Financer la recherche est indispensable pour voir naître de nouvelles avancées majeures dans la recherche en neurosciences, permettant de prévenir voire de guérir les maladies du cerveau. Grâce à vos dons, la recherche avance.

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La recherche clinique, c'est quoi ?

La recherche clinique se trouve dans la continuité de la recherche fondamentale. L’être humain est au cœur de cette approche encore trop peu répandue. Malade ou en bonne santé, le sujet participe à des protocoles pour améliorer la connaissance d’une pathologie ou d’une thérapeutique, aussi appelés essais cliniques.

La recherche translationnelle, c'est quoi ?

C’est le lien essentiel entre la recherche fondamentale et la recherche clinique. Elle permet aux patients de bénéficier plus rapidement des innovations diagnostiques et thérapeutiques.

La projets de recherche scientifique financés par la FRC

La FRC a pour mission principale de soutenir la recherche. Pour se faire, chaque année, la FRC lance deux appels à projets auprès de tous les laboratoires, chercheurs et cliniciens. Le premier appel à projets cible une thématique particulière et permet de financer des projets de recherche dont la caractéristique principale est leur transversalité ; Un deuxième appel à projets, en partenariat avec Rotary-Espoir en Tête, porte sur de l’acquisition de gros matériel pour les unités de recherche.

> Découvrir les projets financés

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