Appel à Projets 2021 : « Le cerveau et l’environnement interne du corps »

Cet appel à projets vise à étudier comment l’environnement interne du corps (le métabolisme, le système hormonal, les microbiotes, les affections d’autres organes ou systèmes…) peut impacter sur la santé du cerveau, son fonctionnement, et induire le développement de maladies neurologiques ou psychiatriques. Inversement, il a également pour but de préciser les conséquences des maladies du cerveau sur les autres organes.

 

L’environnement, une thématique d’intérêt grandissant

La Fédération pour la Recherche sur le Cerveau et ses associations membres ont décidé, en concertation, de lancer durant 3 années consécutives un appel à projets sur la thématique de l’environnement. Certains facteurs environnementaux (stress, alimentation, interactions sociales, activités sportives, substances chimiques, sommeil…) peuvent agresser ou à l’inverse protéger le cerveau, qui est directement sous l’influence de son environnement. Mieux comprendre ces facteurs est particulièrement important pour pouvoir espérer contrer les pathologies du cerveau ou prévenir leur survenue. Ainsi, l’appel à projets lancé en 2019 concernait « le cerveau agressé par son environnement », et celui de 2020 portait sur « le cerveau protégé de/par son environnement ». En 2021, c’est l’environnement interne du corps qui sera cette fois-ci mis en avant.

 

Le cerveau et l’environnement interne

Le cerveau intègre les informations qui viennent de l’environnement externe mais aussi interne à l’organisme. Cet environnement interne est représenté par le reste du corps, dont le cerveau est tributaire et qu’il contrôle. L’environnement interne peut par exemple concerner :

  • Le métabolisme. Le fonctionnement du cerveau est soumis aux influences métaboliques générales. Des dysfonctionnements dans ce système peuvent entraîner des conséquences délétères sur le cerveau. A titre d’exemple, des troubles du métabolisme tels que le diabète ou l’obésité sont des facteurs de risque pour le développement de maladies neurologiques et psychiatriques, telles que l’épilepsie, la dépression ou la schizophrénie. Ainsi, les modifications de l’environnement interne du corps induites par ces pathologies entraînerait un environnement défavorable pour le bon fonctionnement du cerveau.

 

  • Le système endocrinien (ou hormonal). Un certain nombre d’hormones est sécrété par l’épiphyse, l’hypophyse et l’hypothalamus, glandes endocrines du cerveau. Un dysfonctionnement de ces glandes peut ainsi affecter des organes cibles des hormones libérées. D’autres hormones, libérées par d’autres organes du corps comme le pancréas ou la glande thyroïde, peuvent agir également sur le cerveau. C’est le cas par exemple de l’insuline qui permet de réguler la glycémie, mais qui est aussi connue pour favoriser la mémoire.

 

  • Les réactions immunitaires et inflammatoires. À la suite d’infections (par des virus, bactéries, parasites…) ou de certaines pathologies, le système immunitaire peut être sensiblement affecté. Son dysfonctionnement et le déclenchement de réactions inflammatoires inappropriées peuvent conduire au développement de maladies du cerveau. Par exemple, une infection virale au stade périnatal peut entraîner une paralysie cérébrale chez le nouveau-né. La sclérose en plaques est également une maladie neurodégénérative auto-immune, conséquence d’un système de défense défaillant contre les agressions extérieures.

 

  • Les microbiotes. On parle le plus souvent du microbiote intestinal mais on peut également citer le microbiote vaginal, cutané, nasal… L’intérêt pour ces micro-organismes est grandissant depuis quelques années dans la communauté neuroscientifique. En effet, selon sa composition, le microbiote peut avoir un rôle déterminant dans la survenue des maladies neurodégénératives et psychiatriques. Connaître les populations microbiennes favorables ou au contraire délétères pour l’organisme constitue donc un nouvel axe de recherche en pleine expansion.

 

  • Les affections particulières d’organes, par exemple le cœur, l’intestin, les poumons… Lorsqu’un organe est touché par une pathologie (maladie cardiovasculaire, intestinale, respiratoire, un cancer…), de sévères retentissements peuvent avoir lieu sur le cerveau. Par exemple, de plus en plus d’études suggèrent un lien entre les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et le développement de la maladie de Parkinson.

 

 

Mieux connaître les facteurs de risque et comorbidités pour protéger le cerveau

Cet axe de recherche concernant les interactions réciproques entre le cerveau et son environnement interne est particulièrement important car il est primordial de comprendre les causes et les facteurs pouvant intervenir dans la survenue de pathologies du cerveau pour pouvoir les prévenir, ralentir leur développement ou trouver des thérapeutiques nouvelles pour espérer un jour guérir les patients.

 

 

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Bilan candidatures Appel à Projets FRC 2021

La FRC a reçu a l’issu de la phase 1 de son Appel à Projets 2021 107 candidatures d’équipes spécialisées en neurosciences.
La thématique « Le cerveau et l’environnement interne du corps » intéresse tout particulièrement la communauté scientifique du fait que  même si l’organe cerveau contrôle l’ensemble de notre corps, il en est aussi extrêmement dépendant.

> En savoir plus

APPEL A PROJETS 2020

Retrouvez la thématique de l’appel à projets 2020 « Le cerveau protégé de/par son environnement » en cliquant ici.

 

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