Comprendre la narcolepsie

« Etude de la cataplexie chez l’Homme narcoleptique. »

 Porteur du projet : Christelle Peyron – Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon

Subvention attribuée par la FRC : 50 000 €

 

Description du projet

La narcolepsie est une maladie neurologique orpheline qui se caractérise par une hyper-somnolence au cours de la journée, un sommeil de nuit perturbé et des cataplexies (des pertes soudaines de tonus musculaire). Un des critères diagnostique est l’observation d’endormissements en sommeil paradoxal (un état de sommeil associé aux rêves) suggérant une dérégulation de cet état de sommeil.

L’hypersomnolence est un symptôme commun à diverses pathologies comme la dépression, l’obésité, les apnées du sommeil ou même après privation de sommeil. En revanche, la cataplexie est observée uniquement dans la narcolepsie.

La cataplexie est un symptôme provoqué par des émotions telles que la surprise ou le rire et se traduit par une perte du tonus musculaire. L’absence de tonus musculaire est une caractéristique commune au sommeil paradoxal et à la cataplexie. Aussi il a été proposé que la cataplexie serait une intrusion du sommeil paradoxal dans l’éveil. Cependant, toutes les caractéristiques du sommeil paradoxal ne sont pas présentes lors de la cataplexie ; un état de conscience étant notamment préservé, indiquant que la cataplexie serait plutôt un état dissocié. A ce jour, il n’est toujours pas établi si la cataplexie est un état à part entière avec des caractéristiques spécifiques, si c’est un état dissocié corps/esprit avec des intrusions de caractéristiques attribuées au sommeil paradoxal pendant l’éveil ou si la cataplexie est un état instable oscillant entre différents états de vigilance et de conscience. Répondre à ces questions n’est pas trivial puisque cela influence le mode de traitement qui peut être mis en place et développé.

Sur la base de ces observations, l’équipe du Dr Peyron a émis l’hypothèse que la cataplexie est un état instable d’éveil recrutant partiellement le réseau de régulation du sommeil paradoxal. L’objectif de ce projet est d’analyser de façon précise les cataplexies chez l’homme et chez la souris narcoleptique afin de déterminer si et dans quelle mesure le réseau de régulation du sommeil paradoxal est recruté lors de la cataplexie.

Ce projet est essentiel à l’acquisition de données nouvelles indispensables au développement de stratégies thérapeutiques innovantes afin d’améliorer la qualité de vie des patients et de réduire le coût sociétal de cette pathologie handicapante.

 

L’équipe de chercheurs

Après avoir soutenu sa thèse sur l’identification des neurones inhibiteurs de neurones de l’éveil à l’Université Claude Bernard Lyon1, Christelle Peyron a effectué 2 post-doctorats à l’université de Stanford en Californie.

Depuis 2002, Christelle Peyron est chargée de recherche CNRS au sein de l’équipe SLEEP du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon. Les objectifs de cette équipe de recherche sont d’étudier les mécanismes neurobiologiques responsables de l’expression des symptômes de la narcolepsie ainsi que les mécanismes immunologiques susceptibles d’être responsable du déclenchement de la narcolepsie.

 

Le centre de recherche

Depuis janvier 2011, le Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon rassemble l’expertise multidisciplinaire de 11 équipes (350 membres issus de laboratoires de l’Inserm, du CNRS et de l’Université Lyon 1) permettant de nouvelles synergies dans l’étude du cerveau et des pathologies associées.

Le but de ce centre d’excellence est de relier les différents niveaux de compréhension du cerveau et de renforcer une recherche translationnelle avec des échanges permanents entre des avancées conceptuelles fondamentales et des défis cliniques.

Après avoir soutenu sa thèse sur l’identification des neurones inhibiteurs de neurones de l’éveil à l’Université Claude Bernard Lyon1, Christelle Peyron a effectué 2 post-doctorats à l’université de Stanford en Californie.

Depuis 2002, Christelle Peyron est chargée de recherche CNRS au sein de l’équipe SLEEP du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon.

Université Claude Bernard Lyon 1

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